Lettre mensuelle
Juin 2026

L'accord de désescalade entre les États-Unis et l'Iran, a permis un apaisement des craintes sur les marchés, entraînant un rebond des actifs risqués en fin de période. Sur le mois le Stoxx Europe 600 NTR (dividendes réinvestis) gagne 2,68% et le S&P 500 NTR gagne 1,29%. Le taux à 10 ans américain est passé de 4.44% à 4,47% et le 10 ans allemand de 2,94% à 2,86%.
Aux États-Unis, les statistiques ont confirmé la bonne résistance de l'économie malgré un environnement plus incertain. Le marché du travail demeure solide avec des créations d'emplois supérieures aux attentes et un taux de chômage stable. En parallèle, l'inflation est repartie à la hausse sous l'effet du choc énergétique provoqué par les tensions au Moyen-Orient, tandis que l'inflation sous-jacente est restée plus modérée. Dans ce contexte, la Réserve fédérale (banque centrale américaine) a maintenu ses taux inchangés mais a adopté un discours plus ferme sur les risques inflationnistes, laissant les marchés plus prudents quant au calendrier d'un futur assouplissement monétaire.
En Europe, la Banque centrale européenne a relevé ses taux directeurs de 0.25% afin de répondre au regain d'inflation provoqué par la hausse des prix de l'énergie. Cette décision intervient toutefois dans un contexte de croissance toujours faible et d'activité peu dynamique. En fin de mois, le reflux du pétrole à la suite de l'apaisement des tensions au Moyen-Orient a conduit plusieurs responsables de la BCE à adopter un ton plus mesuré. Au Royaume-Uni, la Banque d'Angleterre a maintenu ses taux inchangés, alors que les indicateurs d'activité continuent de se dégrader malgré une inflation qui évolue progressivement dans la bonne direction. Le mois a également été marqué par la démission du Premier ministre Keir Starmer, ouvrant une période d'incertitude politique qui pourrait peser sur la confiance des ménages et des entreprises à court terme.
En Chine, les indicateurs publiés en juin confirment une économie à deux vitesses. Les exportations et le secteur manufacturier restent bien orientés et continuent de soutenir la croissance, tandis que la demande intérieure demeure fragile, avec une consommation, un investissement et une distribution du crédit toujours décevants. Les autorités poursuivent pour l'instant une politique de soutien ciblée, sans engager de plan de relance d'ampleur, laissant la croissance largement dépendante de la demande extérieure.
Après avoir fortement progressé en début de mois en raison des tensions entre les États-Unis et l'Iran, le pétrole a nettement reflué à la suite de l'accord de désescalade intervenu en seconde partie de juin. L'or a quant à lui poursuivi sa correction, pénalisé par le maintien de taux d'intérêt américains élevés, le renforcement du dollar et des anticipations d'une Réserve fédérale plus restrictive.