Lettre mensuelle
Mai 2026

Malgré un environnement géopolitique toujours tendu autour de l’Iran, les marchés actions ont poursuivi leur progression en mai, portés par la solidité des publications des grandes valeurs technologiques. Sur le mois le Stoxx Europe 600 NTR (dividendes réinvestis) gagne 3,22% et le S&P 500 NTR gagne 5,75%. Le taux à 10 ans américain est passé de 4.37% à 4,44% et le 10 ans allemand de 3,04% à 2,94%.
Aux États-Unis, les statistiques publiées en mai ont confirmé la résilience de l’économie malgré un environnement moins favorable. Le marché du travail demeure solide avec des créations d’emplois supérieures aux attentes et un taux de chômage stable. En revanche, la consommation montre des premiers signes de ralentissement sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie et du regain d’inflation. L’indice d’inflation PCE a accéléré à 3,8 % sur un an, tandis que les anticipations d’inflation des ménages ont continué de progresser. Dans ce contexte, la Réserve fédérale (banque centrale américaine) a adopté un ton plus restrictif. Les minutes (notes) du comité FOMC ainsi que l’arrivée de Kevin Warsh à la présidence de la Fed ont renforcé l’idée que les taux pourraient rester élevés plus longtemps que prévu.
En Europe, le choc énergétique continue de peser simultanément sur la croissance et sur l’inflation. L’activité reste faible, avec une croissance du PIB limitée à 0,1 % au premier trimestre (en rythme trimestriel) et des enquêtes d’activité toujours dégradées. Dans le même temps, les tensions inflationnistes se renforcent à nouveau sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie, conduisant plusieurs responsables de la BCE à préparer les marchés à un nouveau relèvement des taux dans les prochains mois. Au Royaume-Uni, la situation apparaît plus contrastée. L’inflation a ralenti plus fortement qu’attendu, offrant davantage de flexibilité à la Banque d’Angleterre, mais les indicateurs d’activité se sont nettement détériorés, notamment dans les services.
En Chine, les données publiées au cours du mois confirment une croissance encore dépendante de la demande extérieure. Les exportations et les secteurs liés aux nouvelles technologies continuent de soutenir l’activité, tandis que la demande intérieure reste fragile. La rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping a toutefois permis d’apaiser temporairement les tensions commerciales.
Malgré la poursuite du conflit iranien, le Brent a nettement reflué au cours du mois pour revenir autour de 92 dollars le baril en fin de période, après les fortes tensions observées au début du mois. L’or continue sa correction pour atteindre 4500$ l’once en fin du mois, impacté par la hausse des taux courts US.