Lettre mensuelle

Août 2026

Portés par les bonnes publications d’entreprises, les marchés ont d’abord progressé avant de reculer face à la remontée des taux et à la reprise du conflit avec l’Iran. Sur le mois, le S&P 500 NTR gagne 1,84 %, tandis que le Stoxx Europe 600 NTR (dividendes réinvestis) ne progresse que de 0,52 %. Le taux à 10 ans américain est passé de 4,73 % à 4,75 % et le taux à 10 ans allemand de 3,21 % à 3,32 %.

Aux États-Unis, le marché du travail a montré des signes d’affaiblissement en juillet, avec une baisse de 23 000 emplois non agricoles, alors que 80 000 créations étaient attendues. Le taux de chômage a néanmoins reculé à 4,1 % en glissement annuel, alors qu’il était attendu à 4,2 %. Cette faiblesse de l’emploi contraste avec une activité toujours robuste, soutenue à la fois par les services et l’industrie. La saison des résultats a également été très solide, notamment pour les grandes valeurs technologiques, et a apporté les premiers signes de rentabilité des investissements massifs consacrés à l’intelligence artificielle. Dans le même temps, l’inflation, en glissement  annuel, a reculé à 3,4 %, mais reste nettement supérieure à l’objectif de 2 % de la Réserve fédérale (banque centrale américaine). Lors du symposium de Jackson Hole, celle-ci a donc maintenu un discours ferme, malgré les premiers signes d’affaiblissement du marché du travail.

En Europe, le mois d’août a apporté quelques signes encourageants. L’activité des entreprises s’est renforcée et l’industrie manufacturière a retrouvé le chemin de l’expansion, même si la reprise reste inégale selon les pays. La principale contrainte demeure l’évolution des prix. Selon les premières estimations d’août, l’inflation en glissement annuel s’établit à 3,3 % en zone euro, avec des pressions toujours importantes dans l’énergie et les services. Cette situation limite la marge de manœuvre de la Banque centrale européenne, qui a conservé une communication prudente à l’approche de sa réunion de septembre. Au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre fait face au même dilemme, entre une inflation persistante et un marché du travail qui commence à perdre de sa vigueur.

En Chine la production industrielle a progressé de 4,5 % sur un an en juillet, un rythme encore soutenu mais inférieur aux attentes. Les ventes au détail ont également nettement déçu les économistes, traduisant la faiblesse persistante de la demande intérieure, tandis que l’inflation est restée très basse. À l’inverse, les exportations ont continué de soutenir l’activité.

Le Brent a progressé tout au long du mois d’août pour terminer autour de 91 dollars le baril. La reprise du conflit avec l’Iran en fin de mois a renforcé les tensions et maintenu le risque d’une nouvelle hausse des prix de l’énergie. 

L’équipe de Gestion Cybèle AM.